Fébrilité et fierté
Le commencement d’une histoire
4 décembre 2011, il est un peu moins de 18 h et nous sommes tous fébriles et impatients de franchir les grandes portes de l’ENPQ. En petits groupes, nous discutons des mythes et croyances de l’ENPQ et nous attendons avec impatience l’arrivée des seniors qui procéderont à notre « accueil ». À 18 h, de grands cris nous ramènent les deux pieds sur terre et nous comprenons que tout commence. Dès cet instant, nous savons que cela ne sera pas si facile.
Lors de cette soirée qui restera gravée à jamais dans nos mémoires, une foule d’informations nous est transmise. Nous devons en seulement quelques heures apprendre les rudiments de l’ENPQ et de son code RIDER, rencontrer nos cochambreurs et parrains de chambre ainsi qu’apprendre à faire ces fameux 45 degrés. D’ailleurs, les standards de propreté dans les chambres nous donneront bien des sueurs et raccourciront considérablement nos nuits. Une chose est sûre, la 122e et la 123e cohorte nous feront vivre un lot d’émotions.
Une journée à l’ENPQ
Pour ceux qui peuvent se demander à quoi ressemble une journée dans la vie d’un aspirant policier, voici un aperçu : le réveil s’effectue à 6 h et nous disposons ensuite de 45 minutes pour faire nos lits, époussetter et nous préparer pour la journée. À 6 h 45, tous les aspirants de notre cohorte doivent être à la cafétéria pour le déjeuner. À 7 h 30, nous devons tous être « sharp » pour le rassemblement (chemises froissées à proscrire). Nous devons garder en tête la possibilité d’une inspection surprise par nos chefs d’équipe. Les cours débutent ensuite à 8 h 45 et se termineront à 16 h 15 ou certains jours à 21 h. À l’ENPQ, le temps libre signifie pratique et entraînement. Les soirées sont consacrées à la rédaction de rapports, de travaux ou de temps à autre à un moment de détente bien mérité au MESS. À 22 h 30, tous les aspirants doivent être dans leur chambre lumières fermées. À 23 h, c’est le couvre-feu total et un repos bien mérité pour ceux qui réussissent à fermer l’œil.
La cohorte se structure
Les liens se créent très rapidement dans la cohorte et nous devons procéder à l’élection des officiers. Ces choix, cruciaux pour le succès d’une cohorte, sont parfois déchirants tant la 124e déborde de gens motivés, dévoués et désireux de mener à bon port tous les aspirants. Quelques semaines plus tard, nous pouvons déjà affirmer que nous avons fait les bons choix et que nos officiers représentent à merveille notre cohorte.
Enfin sur le terrain
Enfin, après trois ans de théorie, la pratique prend le dessus. Le maniement de l’arme, la conduite d’une auto-patrouille, les journées d’activités policières et les cours d’intervention physique nous permettent de mettre en pratique toute la théorie apprise au cégep. Le rêve d’actionner les gyrophares et sirènes, d’intercepter un véhicule ou de répondre à un appel est enfin devenu réalité. Les succès et erreurs lors des interventions forgeront notre caractère, notre assurance et notre capacité à accepter la critique. |