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73e COHORTE
(en formation du 22 janvier au 4 mai 2007)
Une collaboration d'Alexandre Viens, aspirant policier de la 73e cohorte.


Peloton de précision (Drill Team)

Notre séjour à l'École nationale de police du Québec se termine par la cérémonie de remise des attestations aux aspirants policiers qui ont réussi le programme de formation initiale en patrouille-gendarmerie. Pour cette cérémonie, nous invitons nos familles et nos amis à se joindre à nous pour savourer notre réussite. Avant la cérémonie officielle, nous présentons quelques sketches humoristiques à nos invités de même que certaines démonstrations de ce que nous avons appris durant notre séjour.

Parmi ces démonstrations, certaines sont présentées par le peloton de précision (Drill Team). Nous avons été plus de 35 aspirants policiers à participer à l’audition de ce peloton, cependant seulement 17 d’entre nous ont été retenus. De plus, un commandant a été désigné afin de superviser la démonstration.

Depuis quelques semaines, nous devons nous entraîner afin de peaufiner nos techniques telles que le pas cadencé, le demi-tour, le salut, le marquez-le-pas, le halte, etc. Les quelques pratiques que nous avons effectuées donnent déjà de bons résultats. Nous avons monté un exercice qui présente ce que nous avons appris tout au long des 15 semaines de notre séjour à l'École. En fait, pratiquement toutes les techniques de drill y seront démontrées. Nous espérons être à la hauteur et présenter une démonstration qui saura ravir les invités présents à la cérémonie.
(Collaboration spéciale de Abel Simard.)

Les semaines de vérité

Nous avons maintenant complété la 11e semaine de notre séjour ainsi que le début du dernier bloc de la formation. Nous venons tout juste d’accueillir une nouvelle cohorte (la 75e) et nous sommes dorénavant les aînés de l’École, ceux vers qui les yeux sont tournés lorsqu’il est le temps de suivre le bon exemple.

Lorsque nous regardons quelques semaines en arrière, il est facile de constater à quel point l’ENPQ nous a changés tous et chacun d’une manière distincte, que ce soit en ce qui concerne les habitudes de vie, notre manière de percevoir chaque situation ou notre vision des gens qui nous entourent.

Le moment fatidique approche, les synthèses sont à nos portes et ce sont les prochaines semaines qui détermineront notre aisance face aux différentes matières acquises au cours des quatre dernières années de nos vies. C’est maintenant que la pratique prend tout son sens à l’intérieur de notre formation. Que ce soit en conduite d’un véhicule d’urgence ou en intervention policière, chaque aspirant doit apprendre à utiliser ses acquis afin d’être apte à intervenir lors de son premier jour de patrouille au sein d’un corps de police.

Nous commençons ainsi les quatre semaines de vérité…

 

Intervention physique

Nous avons maintenant complété plusieurs périodes d’intervention physique et effectuer quelques parcours à obstacles (Vietnam), dont tout dernièrement celui des 3 kilomètres à l’extérieur suivist d’épreuves dans le gymnase et le circuit intérieur avec les stations d’intervention physique (poussée, traction, menottage rapide, menottage par contrôle articulaire, combat au sol, projection, utilisation de l’O.C., dégagementr, prise au cou ou par les cheveux).

Plusieurs nouvelles techniques nous ont été enseignées pendant le deuxième bloc, dont l’intervention à cinq policiers sur un suspect agressif et possiblement intoxiqué, l’intervention avec le bâton télescopique sur un ou deux suspects coopérants et l’encolure pour amener au menottage.

De plus, nous avons eu la chance d’affronter plusieurs personnes en combat au sol au dojo. Nous devions axer nos interventions beaucoup plus sur le plan technique que sur le plan physique de manière à mieux comprendre les différentes façons de maîtriser un individu en utilisant moins d’énergie. Un bon contrôle articulaire exécuté au moment propice vient faciliter la tâche en combat au sol. Le but visé est fort simple: en tant que policier, on doit arriver à un contrôle et un menottage efficace tout en gardant de l’énergie pour être en mesure de faire face à d'autres menaces.

 

Projet de groupe communautaire (groupe D)

Au cours de la 11e semaine de notre séjour à l'École, les aspirants policiers du groupe D se sont impliqués dans la collectivité de Nicolet en élaborant un projet communautaire visant un rapprochement avec un groupe de citoyens de Nicolet. Pour ce faire, les aspirants policiers ont rendu visite aux élèves de première et deuxième secondaires d’une école secondaire de Nicolet, afin de les sensibiliser à la formation policière offerte à l’École nationale de police du Québec et à l’importance d’une bonne forme physique dans la vie de tous les jours. Sur l'initiative de notre présidente de groupe, l’aspirante policière Sommier, les 30 aspirants du groupe D ont participé à la préparation d’un circuit comprenant des stations d’habiletés physiques et techniques ainsi qu’une démonstration d’arrestations avec menottage. Lors de cette rencontre, les élèves ont été sensibilisés à l’importance de travailler en équipe et de persévérer pour atteindre leurs objectifs, tout comme chaque aspirant policier lors de sa formation à l’ENPQ.

Tir

Lors des premières semaines de notre séjour, nous avons la chance d’expérimenter tout ce qui entoure l’utilisation de l’arme à feu. Nous avons survolé les principes fondamentaux du tir, l’utilisation de l’arme à feu, la compréhension de son fonctionnement et ses différentes composantes. Cet apprentissage nous a permis de nous familiariser avec un sujet qui nous était encore inconnu quelques semaines auparavant.

Lorsqu’il est temps de tirer notre tout premier coup de feu, le plus impressionnant est le son produit lorsque la balle s’échappe du canon et la force de recul de l’arme. Une fois l’adaptation faite, nous pouvons nous concentrer sur l’alignement des mires, la prise de l’arme, le contrôle de la respiration et la position du corps, qui sont quatre sphères très importantes lorsqu’il est temps de passer à l’action.

Nous avons également pu visionner un film sur les possibilités de barricades ainsi que les différentes sortes de projectile et leur impact. Les techniques enseignées prennent ici tout leur sens et la vigilance s’impose lors des situations auxquelles nous devons faire face.

Conduite de véhicules d'urgence

À cette étape de notre formation, soit la sixième semaine, nous avons utilisé le circuit routier lors de nos évaluations de synthèse, du parcours à obstacles, des étapes de l’interception d’un véhicule et des différents types de demi-tour possibles.

Dans notre cours sur l’interception de véhicule, nous apprenons la manière efficace d’intervenir lorsque nous constatons une infraction et que nous sommes à bord de notre auto-patrouille. Divers principes de base, comme limiter les conversations sur les ondes radio et utiliser en tout temps les code appris afin d’écourter le temps d’utilisation et d’encombrement du système, doivent être respectés.

Plusieurs d’entre nous appréhendons le cours de conduite de véhicule d’urgence notamment parce que nous devons conduire de gros véhicules, tels le Chevrolet Impala et le Crown Victoria. Prendre notre temps afin d’effectuer les manœuvres de manière adéquate sans toucher aux cônes qui sont disposés sur le circuit demeure notre plus gros atout.

Rassemblement et inspection

Dès le début de notre séjour, on nous inculque les valeurs fondamentales de l’École, soit le code RIDER: R pour Respect, I pour Intégrité, D pour Discipline, E pour Esprit d’équipe et R pour sens des Responsabilités.

C’est entre autres lors des rassemblements matinaux que la sphère « Discipline » prend toute son importance. Nous sommes alors sujets à une inspection de notre tenue. Il s’agit d’une grande source d’inquiétude, ou de motivation, pour la plupart d’entre nous. Que ce soit les souliers (bien cirés), la chemise et le pantalon (repassés adéquatement), la cravate (bien disposée) et la visière du képi (reluisante), nous devons apporter une attention particulière à tous les éléments de notre uniforme.

L'inspection est une partie de notre formation très importante à la fois pour l’image de l’École et pour notre fierté personnelle de porter l’uniforme.

Expérimentation de l'aérosol capsique

Aux sixième et septième semaines de notre séjour, nous avons expérimenté ce que plusieurs appellent le « poivre de cayenne ». Auparavant, nous avions fait un survol de ses composantes, son utilisation et ses effets sur le corps humain. Une remarque intéressante nous laissait une lueur d’espoir: son efficacité sur l’humain était de 80 %, ce qui nous laissait croire que près de 15 d’entre nous ne serait que légèrement affecté.

Malheureusement, tous subirent l’effet normalement ressenti, c’est-à-dire qu’en plus de la forte irritation aux yeux, un très grand inconfort a été ressenti sur tout le visage. Quelques-uns ont été capables de garder les yeux ouverts lors de l’intervention qui consistait à retourner à l’auto-patrouille après avoir été vaporisé avec de l’aérosol capsique en repoussant le malfaiteur à l’aide du bâton télescopique et en lui dictant des consignes très précises.

Cette expérimentation nous a fait prendre un certain recul et a aiguisé notre jugement face à l’utilisation de cette arme intermédiaire sur un citoyen.


 

Dernière mise à jour : 1er décembre 2008 Truc d'impression | Imprimer cette page | Retour en haut

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