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91e COHORTE
(en formation du 28 octobre 2008 au 20 février 2009)
Une collaboration de Jean-Raphaël Drolet,
aspirant policier de la 91e cohorte.
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«Tout simplement sans penser à demain. À demain qui vient toujours un peu trop vite…»
Ça vous dit quelque chose ? Joe Dassin a peut-être raison : À demain
qui vient toujours un peu trop vite… Près de la moitié de notre formation est maintenant complétée. Rappelez-vous
il y a six semaines : garde-à-vous plutôt maladroit devant notre véhicule, transport de valises avec le bras gauche,
apprendre le code R-I-D-E-R, le «name tag» sur notre chandail blanc, les bas blancs, les entraînements matinaux,
«Au temps !», le Salut à la 89e cohorte, les «Quick peak», le P-R-A-O-I, l’inspection présidentielle, les changements
de vêtements, «C’est pas drôle l’ENPQ messieurs !» et j’en passe… C’était il y a six semaines. Maintenant, la 89e
cohorte a ciré ses chaussures une dernière fois, la 90e cohorte amorce son dernier droit, nous entamons notre
deuxième bloc de la formation et la 92e cohorte s’apprête à vivre ce que nous avons vécu, il y a plus d’un mois…
Que le temps passe vite.
Vous souvenez-vous de votre première nuit à l’École ? Mes souvenirs sont clairs puisque
j’ai passé ces cinq heures de sommeil (supposées) à regarder le plafond et à me demander ce que je faisais là.
Maintenant, je m’endors en me disant que mon but approche, mon rêve de devenir policier se concrétise petit à petit.
Je dors très bien… Et vous ?
Message aux aspirants : « « Au temps ! Au temps ! », qu’ils nous disaient à notre arrivée.
Six semaines plus tard, je dois avouer que les aspirantes et les aspirants de la 91e cohorte prennent du galon.
De plus en plus «sur la coche» ! Ne lâchez pas et surtout, profitez-en !»
-Pierre-Luc Vigneault, président de la 91e cohorte
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La journée type d'un aspirant policier
Au moment même où le fleurdelisé est hissé devant l’École, les 216 aspirants entament une journée
qui s’annonce fort occupée. La première heure doit être réglée au quart de tour. Il faut environ une quinzaine de
minutes pour faire son lit. Après la douche, le rasage et le rangement de la chambre, un petit déjeuner les attend.
Les aspirants font donc la file à la cafétéria en respectant leur heure d’arrivée (6h45 pour la 92e, 6 h 55 pour la 91e
et 7 h 05 pour la 90e). Il ne faut pas s’éterniser car à 7 h 20, tous les aspirants doivent se rendre au gymnase pour
le rassemblement matinal. Les 216 aspirants rejoignent leur groupe et forment les rangs. Régulièrement, les groupes
sont sujets à inspection. Un officier de l’École choisira alors une cohorte (aléatoirement) et s’assurera que les
aspirants ont une allure générale respectable (aucun pli dans les vêtements, respect de l’uniforme,
barbe rasée,
chaussures cirées…) Par la suite, la formation débute. Les aspirants patrouillent les rues de Nicolet, répondent
à des appels, peaufinent leurs tirs, améliorent les techniques de combat, prennent d’assaut le circuit routier, etc.
Le dîner est à midi. La formation reprend ensuite pour se terminer à 16 h 15, heure à laquelle le Fleurdelisé quitte
son mât. Le souper est prévu vers 17 h. Les aspirants meublent ensuite leur soirée (pratiques de scénarios,
entraînement physique, travaux et devoirs, rapports, repos…) Couvre-feu à 22 h 30, silence complet à 23 h.
La fin d’une journée chargée… Il faut recharger les piles pour le lendemain!
Une réalité virtuelle
À leur arrivée à l’École nationale de police du Québec, les aspirants signent un contrat d’embauche.
Ils deviennent donc agents pour le poste de police Nicolet-ENPQ. Les aspirants policiers sont alors plongés
dans une réalité virtuelle. Lors des activités policières, ces hommes et femmes patrouillent les rues de Nicolet,
interceptent des véhicules (de comédiens) et répondent à des appels de toutes sortes. Les rôles de plaignants,
suspects ou victimes sont assurés par d’autres aspirants ou par des comédiens professionnels à l’emploi de l’ENPQ.
Il va sans dire que le jeu de ces comédiens professionnels ajoute un réalisme saisissant aux simulations.
Les aspirants policiers sont donc plongés au cœur de l’action. Ils doivent mettre en pratique, sur le terrain,
toutes les connaissances acquises au CÉGEP et à l’École nationale de police du Québec.
Intervention physique
Bien qu’un policier veuille éviter les confrontations physiques,
il arrive parfois qu’un agent doive avoir recours à la force nécessaire pour arrêter un suspect. C’est pourquoi
les aspirants doivent recevoir une formation pour agir efficacement lors de confrontations physiques. Les cours
ont commencé dès la première semaine. Les aspirants s’entraînent pour développer des techniques lors des combats
corps-à-corps ou des combats au sol. Les cours d’intervention physique permettent aussi aux aspirants policiers
d’apprendre comment menotter et démenotter un individu, comment le fouiller efficacement, comment utiliser l’O.C.
(oleoresin capscicum), communément appelé le poivre de Cayenne. Les «Vietnam» sont des activités incluses dans ce
cours. Il s’agit de longs parcours à obstacles correspondant à des tâches ou des épreuves qu’un policier pourrait
avoir à affronter. Le parcours se fait en équipe de deux. Il s’agit d’un moyen efficace pour solidifier un esprit
d’équipe car le partenaire doit soutenir l’autre en cas de besoin.
Le premier «Vietnam» de la 91e cohorte s’est déroulé il y a quelques semaines. Un long parcours d’environ une heure.
D’autres activités sont prévues dans les prochaines semaines dont un en piscine.
«Lors du premier «Vietnam», l’esprit d’équipe a fait en sorte que nous avons tous
survécu à cette épreuve difficile.»
-Marie-Christine Lepage, sergent de la 91e cohorte
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Les cours de conduite
La conduite d’un véhicule d’urgence demande beaucoup d’agilité et exige une grande concentration. L’École dispose
d’un circuit routier qui permet aux aspirants d’apprivoiser la conduite dite d’urgence. Depuis leur arrivée, ils ont
pu pratiquer le freinage à haute vitesse, la négociation de courbes, les déplacements en urgence, les interceptions
et les demi-tours.
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Le tir
Presque tous les aspirants policiers en sont à leur première expérience
de tir avec une arme de poing. Si vous demandez aux membres de la 91e cohorte comment s’est déroulé
leur premier tir, la majorité répondra que le projectile a atteint le milieu de la cible! Et après,
tout s’est gâté. Pourquoi? C’est bien simple… Puisque son corps ne connaissait pas les traumatismes d’un
tir avec un pistolet (bruit assourdissant, recul de l’arme, etc) l’aspirant n’anticipait pas le coup.
Maintenant, il connaît ses traumatismes. Le tireur anticipe donc les coups en crispant les bras ou en
donnant des coups. La formation en tir permettra de corriger ces mouvements. Pour qu’un tir soit réussi,
il faut avoir une bonne position, une bonne tenue de l’arme, de la détente, bien aligner les mires et contrôler
sa respiration. Dans le cadre de notre stage, nous apprendrons également à utiliser des barricades, à faire
des tirs de réaction (rapidement) et finalement, à utiliser le simulateur SAIR (un écran projette des scénarios
et l’aspirant doit agir en fonction de ce qui est devant lui).
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L'entraînement, la clé de la réussite
Pour réussir son stage à l’École, il est primordial que l’aspirant policier
reproduise en entraînement ce qu’il a appris lors des cours. Il doit développer des automatismes.
Des aspirants se réunissent donc, presque tous les soirs, pour pratiquer. Certains utiliseront les dojos pour
effectuer des techniques d’autodéfense, de menottage, de fouille… D’autres se réuniront dans une pièce
spécialement aménagée, appelée le Studio-garage. Cette pièce se trouve au sous-sol. Deux autos patrouille
s’y trouvent de même qu’un véhicule suspect. Les aspirants peuvent donc pratiquer leurs interceptions, des
interventions à haut risque, des scénarios divers… Il va sans dire que pour réussir les cours de conduite,
l’aspirant doit également s’entraîner. Le circuit routier est donc ouvert le soir.
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Séquences vidéo reliées à la 91e cohorte
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«Le premier bloc de formation est synonyme d'émotions, d'apprentissage et d'adaptation. Nous avons appris à connaître nos collègues de chambre et de travail. Par la suite, nous avons dû prendre connaissance des nombreux règlements et apprivoiser un horaire très chargé!»
- Marie-Christine Lepage, sergent de la 91e cohorte
«Ce sont probablement les six semaines qui ont passé les plus vite de ma vie, mais également, six des semaines les plus bénéfiques tant sur le plan humain, social qu'académique.»
- Jonathan Bergeron, aspirant policier de la 91e cohorte
«J'ai appris que ce n'était pas grave de se tromper, mais il ne faut pas répéter ces erreurs ultérieurement. Persévérer et avoir confiance en ses moyens sont la clé du succès.»
- Hugo Béland, aspirant policier de la 91e cohorte |
Le dernier droit est entamé (2e bloc)
Ça y est, le dernier droit est entamé. Lorsque les aspirants policiers de la 91e cohorte regardent vers l’avant, ils voient la cérémonie de remise des attestations et le début d’une longue et belle aventure: une carrière dans la police. Lorsqu’ils jettent un coup d’œil dans le rétroviseur, ils aperçoivent tous les efforts mis pour en arriver là. Toutes les semaines passées à l’École nationale de police à trimer dur pour apprendre les rudiments du travail policier. Cela achève, chers collègues, mais attention, il faut maintenant redoubler d’ardeur. |



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Dans moins d’un mois, le rêve de la majorité d’entre vous se réalisera. Plusieurs seront verts, d’autres bleus, certains en noir et, qui sait, peut-être quelques-uns en rouge. Peu importe la couleur de notre uniforme, nous ferons le métier que nous avons tant désiré et pour lequel nous avons travaillé si fort. Des années d’efforts et de sacrifices (de nous et de nos proches) seront récompensées.
Cependant, pour que ce rêve se matérialise, il ne faut pas lâcher ou se décourager. Un ancien président de cohorte me disait récemment que la clé de la réussite réside dans la pratique. Entraînez-vous au dojo, dans le studio-garage, sur le circuit routier ou au gymnase!
Le 19 janvier dernier, la 91e est devenue la cohorte senior. C’est maintenant à nous de montrer l’exemple aux autres cohortes. Que ce soit par notre comportement, notre respect du code R-I-D-E-R, mais aussi par la détermination et l’effort que nous mettons à la tâche.
Message aux aspirants policiers
Déjà 10 semaines complétées. Tous les projets de la 91e sont terminés et ont été un franc succès. Merci à tout le monde de votre implication. Sans vous, le résultat n'aurait pas été le même.
Vous êtes maintenant les "seniors". On voit, par votre attitude et votre professionalisme, que vous, aspirantes et aspirants policiers de la 91e cohorte, avez bien intégré les valeurs de l'ENPQ et êtes en bonne voie d'accomplir votre rêve. Plus le temps avance, plus on se sent prêt et plus on voit la fin approcher.
- Pierre-Luc Vigneault, président de la 91e cohorte |
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| Contrôle de foule Dès le début du deuxième bloc, les aspirants policiers reçoivent une formation sur le contrôle de foule. Les stagiaires apprennent comment intervenir lors d’une manifestation, d’un regroupement ou lors d’une occupation. Le travail en équipe et le respect des ordres donnés sont la clé du succès. Tous les policiers doivent agir en même temps et prendre soin de leurs collègues. Lors des entraînements intérieurs ou extérieurs, les aspirants portent un casque de contrôle de foule et un bâton droit. |
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Haut risque et endiguement
Une fusillade au centre-ville de Montréal, la tragédie du collège Dawson, un homme barricadé dans sa maison au Saguenay… Des situations qui viennent rappeler qu’un policier sera confronté à des situations dangereuses tout au long de sa carrière. Déjà, à l’École nationale de police du Québec, les aspirants sont formés à intervenir dans des situations à risque élevé ou lors d’événements où il faut cerner et contrôler un individu violent et menaçant. Les aspirants apprennent comment agir, comment se positionner, comment interagir avec le suspect… Ils doivent appliquer sur le terrain toutes les notions théoriques apprises à l’École ainsi qu’au cégep. Ils doivent aussi intervenir en respectant la problématique de l’emploi de la force, c’est-à-dire utiliser la force raisonnable en fonction des agissements du suspect. En plus d’être hautement intéressante, cette formation sera extrêmement utile au travail des policiers.
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Épreuve synthèse formative
Pour réussir son stage à l’École nationale de police, chaque aspirant policier doit réussir les examens pratiques en activité policière, en intervention physique, en conduite et en tir. Répartis sur trois jours, à la 14e et 15e semaines du stage, ces examens sont un amalgame de tout ce que l’aspirant a appris pendant son stage à l’ENPQ. À la fin du deuxième bloc du stage, les aspirants ont pu avoir un avant-goût de ce qu’auront l’air ces épreuves synthèses finales. Cette épreuve formative devait évaluer le niveau de connaissances de l’aspirant ainsi que ses points à améliorer afin de réussir les épreuves sommatives. Par ailleurs, les examens débutent incessamment. En intervention physique, les aspirants de la 91e cohorte devront se qualifier dans les prochains jours dans la manipulation du bâton droit télescopique et dans les techniques de contrôle d’un individu par encolure. En conduite, les stagiaires devront démontrer leur capacité d’effectuer un freinage d’urgence, de circuler à reculons… |

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Se rapprocher de la population
L’un des objectifs importants de la police est de se rapprocher de la population. C’est pourquoi, durant leur stage, les aspirants doivent organiser des activités à caractère communautaire. Au total, trois événements doivent avoir lieu : une activité organisée par chaque groupe et un projet de cohorte. Le groupe E a invité des étudiants de l’école secondaire de Nicolet à vivre un avant-midi dans la peau d’un aspirant. Ces adolescents ont pu visiter l’École, assister à des démonstrations, participer à un circuit d’entraînement en gymnase… Quant au groupe F, il a tenu une opération de sensibilisation dans les rues de Nicolet. Cette activité avait pour but d’informer la population sur les dangers de la conduite avec les capacités affaiblies et sur les nouvelles lois en vigueur en ce qui a trait aux pneus d’hiver. Le projet de cohorte s’est déroulé quelques jours avant le temps des fêtes. Les 71 aspirants ont organisé un immense dépouillement d’arbre de Noël pour les familles défavorisées de la région de Nicolet. Au programme, visite de l’école, activités physiques, collations, rencontre du Père Noël et finalement, remise des cadeaux aux enfants.
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«Mettre du piquant» dans la formation Le début du deuxième bloc a donné des rougeurs aux aspirants policiers. Les 71 aspirants ont dû se soumettre à l’expérimentation de l’aérosol capsique, communément appelé le poivre de Cayenne. Cette activité se déroulait à l’extérieur et était supervisée par le personnel de formation en intervention physique. L’aspirant policier était vaporisé en pleine figure et devait réagir avec professionnalisme, en respectant les procédures policières. Pratiquement tous les policiers du Québec portent cette arme sur eux. Pour en connaître les effets sur le corps humain, les policiers doivent l’expérimenter. Après cette «chaleureuse» épreuve, un aspirant policier est en mesure de comprendre les effets et les conséquences sur le corps. Il peut donc utiliser cette arme à bon escient et avec discernement. Pour illustrer les effets, imaginez-vous attraper un gigantesque coup de soleil au visage, en mangeant un plat très épicé et en ayant du shampoing à cheveux dans les yeux… Et cela, simultanément et pendant plusieurs minutes! |
| Le rôle des chefs d’équipes
Chaque groupe d’aspirants policiers de l’École est pris en charge par des chefs d’équipe. Plus que des chefs, ils sont de véritables coachs. Il s’agit en fait de policiers actifs ou retraités, en prêts de service, à l’École nationale de police du Québec pour une période déterminée. Leur rôle : former les aspirants policiers, encadrer et superviser les activités policières, conseiller les aspirants, évaluer leur travail… Tout au long de leur formation, les aspirants pourront bénéficier des judicieux conseils de ces chefs d’équipe, qui partagent avec les futurs policiers leur expérience et leurs connaissances.
Sur la photo, de gauche à droite, les chefs d’équipe des groupes E et F: Pierre Dubé (SQ), Anouk St-Onge (SPVM), André Bilodeau (SM Thetford Mines), Kevin Frisko (SPVM), Marc Pellerin (SQ) et Patrick Maheux (SM Saint-Georges). |

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