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94e COHORTE
(en formation du 19 janvier 2009 au 1er mai 2009)
Une collaboration de Guillaume Bonin, Stéphanie Jauvin, Karine Paquin et Grégory Vézeau,
aspirants policiers de la 94e cohorte.
Enfin, à l'École!
Bonjour et bienvenue à cette première édition du Bulletin de la 94e cohorte de l’École nationale de police du Québec !
Nous espérons que vous apprécierez les quelques expériences que nous partagerons avec vous. Nous emploierons une formule qui vous permettra de suivre notre progression de semaine en semaine. |



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Semaine 1: adaptation
La première semaine fut sans contredit la plus difficile (jusqu’à maintenant) pour bon nombre d’entre nous. S’intégrer à l’École nationale de police du Québec n’est pas chose facile. Quitter sa famille et ses amis pour joindre un groupe d’inconnus peut être inquiétant! C’est un grand saut!
Cependant, le fait de loger pour la plupart dans une chambre de six personnes et de vivre toute la journée et la soirée avec tous les autres, les liens se resserent très rapidement. Nous avons compris dès le lendemain de notre arrivée que se lever très tôt, épousseter ses meubles et se glisser sous son lit pour resserer nos draps feraient partie de notre quotidien ! La première semaine en fut donc une d’adaptation qui a su repousser nos limites, mais qui a aussi forgé un esprit d’équipe inébranlable.C’est ainsi qu’est née la 94e cohorte de l’École nationale de police du Québec, dans un esprit de coopération, de respect et de fierté, en laissant quelques-uns repartir à la maison avec des bleus, témoins de nos premiers cours d’intervention physique!
Semaine 2 : c'est notre place!
La deuxième semaine a débuté avec la rencontre de nos chefs d’équipe, c’est-à-dire nos supérieurs immédiats qui s’occupent de nos affectations, des breffages, des débreffages et de notre encadrement en général. Ce sont des entraîneurs qui nous guident sans nous tenir par la main. Finalement, le cégep est bel et bien terminé!
Ensuite vinrent les élections. Nous avons donc procédé à l’élection de sept officiers: un président de cohorte, deux présidents de groupes, deux sergents et deux caporaux. Ceux-ci nous servent d’entremetteurs entre la direction et notre cohorte et savent nous discipliner au bon moment!
Finalement, nous avons entrepris officiellement notre travail de policier au poste de police de l’ENPQ avec nos deux premières journées d’activités policières. Nous avons patrouillé la ville de Nicolet afin de la découvrir, nous avons répondu à divers appels, émis des constats et rempli divers rapports. Ce fut une semaine très enrichissante, qui nous a permis de vivre le travail de policier et qui nous a confirmé que nous étions tous au bon endroit. |
Semaine 3 : tir, conduite et haut risque
À la troisième semaine, nous avons finalement essayé le tir au pistolet et la conduite d’urgence. Puis nous avons effectué nos premières manœuvres tactiques.
Bien que plusieurs personnes aient déjà utilisé des carabines par le passé, c’était la première fois pour bon nombre d’entre nous que nous utilisions une arme de poing. C’est une expérience que la plupart attendait avec impatience et fébrilité et que tous ont appréciée.
Pour ce qui est de la conduite, nous avons commencé à voir différentes techniques de demi-tours et de prise de courbe à haute vitesse qui nous permettront d’acquérir encore plus de confiance et d’efficacité sur la route. Nos instructeurs nous font confiance et nous encouragent à repousser nos limites !
Finalement, nous avons eu un avant-goût de la sensation de stress lors d’interventions à risque élevé. Nous avons investi un bâtiment en inspectant de façon sécuritaire chaque pièce et en ayant toujours en tête qu’un suspect peut y être caché. C’est un cours très apprécié puisqu’on se sent dans le feu de l’action!
Bref, ce fut une semaine chargée qui nous a permis de nous outiller afin de faire face à plusieurs situations dangereuses.
Semaine 4 : les connaissances à l'épreuve!
La quatrième semaine s’est révélée plus reposante sur le plan physique mais non sur le plan mental! Il est impératif de maîtriser certaines notions afin de les mettre en pratique. Nous avons donc passé plusieurs heures sur les bancs d’école.
Nous avons également effectué notre première activité policière de soir et avons expérimenté ce que peut être un barrage routier contre l’alcool au volant. Après cette journée bien remplie, tous ont très bien dormi dans ce lit simple qui est désormais notre lit, avec ces inconnus qui sont aujourd’hui parmi nos meilleurs amis et dans cette école qui est maintenant NOTRE école.
Wow , un premier bloc qui s’achève et bientôt de nouveaux visages arriveront, on ne l’aurait pas cru, mais oui ça passe vite!
Sur ce, le comité du journal de la 94e cohorte vous dit à bientôt! |






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Semaine 5: fini d’être les « p’tits nouveaux »!
par Guillaume Bonin
Déjà la cinquième semaine et l’atmosphère est fébrile ici à l’ENPQ. La 92e cohorte en est à sa dernière semaine et on peut sentir la joie des aspirants policiers d’avoir terminé leurs évaluations de synthèse. La fin de la cohorte senior signifie aussi que dans moins d’une semaine, nous passerons au rang de cohorte médiane. Fini d’être les « p’tits nouveaux »!
C’est également la fin du premier bloc de cinq semaines, ce qui veut dire une rencontre avec notre chef d’équipe pour voir si nous progressons bien dans le stage. Pour la très grande majorité de la cohorte, les commentaires sont positifs et c’est encourageant pour la suite. Il faut également changer de partenaire de patrouille au milieu de la semaine. C’est évident que, pour moi comme pour plusieurs, c’est difficile de laisser son ancien co-équipier, mais nous accueillons quand même avec enthousiasme l’idée de travailler avec une autre personne et d’en apprendre toujours un peu plus. Travailler avec des gens différents nous permet de confronter nos façons de faire et de nous améliorer au quotidien.
Les cours cette semaine ont été très intéressants, particulièrement le premier exercice pratique d’intervention tactique. Gageons que, lorsque nous serons confrontés à un événement représentant un risque élevé, nous serons reconnaissants d’avoir appris toutes ces techniques permettant d’éviter d’être pris par suprise par un suspect armé. Nous saurons quoi faire, car nos cours de tir et de prise de décision nous préparent efficacement à ces événements souvent très stressants. Au cours de tir cette semaine, nous avons d'ailleurs constaté comment les aspirants policiers ont apprivoisé les armes, et comment ils deviennent de plus en plus efficaces au tir.
En résumé, la cinquième semaine a été très intéressante et nous encourage à continuer jusqu’au bout des quinze semaines. Ça passe si vite! Dans seulement dix semaines, c’est nous qui terminerons.
Semaine 6: un sentiment d'accomplissement!
par Stéphanie Jauvin
Cette sixième semaine a été particulièrement différente des autres déjà vécues, à mon humble avis, pour deux principales raisons.
Tout d’abord, nous ne sommes plus la cohorte la plus jeune. En effet, l’accueil de la 95e cohorte s’est fait dimanche en soirée et s’est poursuivi tout au long de la semaine. Voilà qui nous a amené à faire quelques efforts afin de donner le bon exemple en tant que cohorte médiane. Au menu: petits ajustements de "drill" afin d'être fiers de nous et de faire honneur à ceux qui nous l’ont enseigné et leçons de lit à 45 degrés et de cirage de chaussures afin d’aider les nouveaux aspirants policiers.
Finalement, nous avons tous experimenté l’OC., mieux connu sous le nom de poivre de cayenne. Certains l’avaient expérimenté la semaine dernière, si bien qu’il y avait de l’appréhension dans l’air pour nous qui le vivions une semaine après tous les autres. Le verdict? Une expérience dont on sort avec une plus grande connaissace de soi, des membres de notre groupe et d’un outil que l’on devra peut-être utiliser un de ces jours. De plus, une fois que c’est terminé, on est tellement fiers de soi. Depuis le temps que l’on en entendait parler, c’est fait!!! Quel beau sentiment d’accomplissement.
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Semaine 7: semaine courte mais intense!
par Karine Paquin
Cette semaine fut très attendue de la part de tous, soit une courte semaine de trois jours!
Certains ont pu expirémenté un cours de conduite où des freinages brusques ont du être effectués en évitant un obstacle. Plusieurs ont vécu l’anticipation et nous avons dû contrôler ce phénomène afin de réussir avec efficacité la manœuvre. Par ailleurs, un cours de tir a permis à d'autres de découvrir différents types d’armes à feu avec lesquelles nous devrons peut-être un jour travailler. Finalement, nous avons également eu la chance de faire un ‘Vietnam’, c'est-à-dire un circuit en intervention physique où nous exécutions différentes techniques qui portaient sur des contrôles au sol, des techniques de menottage et d’arrestation. Ce circuit a été bénéfique pour tous, en ce qu'il nous a permis d’effectuer une bonne révision de la matière vue jusqu’à maintenant. Évidemment, tous ont été bien heureux de quitter l’École un mercredi après-midi pour un congé de cinq jours, très bien mérité!
Semaine 8: davantage physique
par Grégory Vézeau
La huitième semaine a été courte, mais très physique.
Elle a commencé avec une journée de révision qui nous a permis de prendre vraiment conscience de notre cheminement. Aussi, nous avons eu droit à un autre «Vietnam». En plus de repousser nos limites, ce dernier visait à nous faire prendre conscience de notre environnement lors de divers déplacements. Ce fut tout un défi de passer au travers de façon furtive. Notre équipement est très encombrant lorsque vient le temps de franchir des obstacles sans faire de bruit. Finalement, nous avons enfin appris la fameuse technique «pointe de flèche» où l’on intervient physiquement à quatre ou cinq policiers sur un suspect dangereux. Bien appliquée, cette technique est assez efficace. |
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