En formation du 1er avril 2019 au 12 juillet 2019. Une collaboration de Josianne Cusson, Noémie Gauthier, Thomas Roy et Olivier Villemure, aspirants policiers de la 204e cohorte. 

Venus des quatre coins du Québec, nous sommes 72 nouveaux aspirants policiers qui débutent leur stage de quinze semaines à l’École nationale de police du Québec.

Dès notre arrivée, le dimanche soir du 31 mars 2019, nous avons immédiatement été plongés dans une vague haute en émotions, sans trop savoir à quoi s’attendre. C’est avec l’aide des aspirants de la cohorte sénior que nous avons rapidement commencé à intégrer les valeurs fondamentales du code RIDER enseignées à l’ENPQ. C’était le début d’une des plus grandes expériences de notre vie.

La vie commune? Une famille se forme…

Tous différents, mais ayant un but commun, nous avons appris à vivre les uns avec les autres, à s’entraider, à créer des liens, et ce, dès la première soirée. Il a fallu faire face à la réalité. Nous avons dû nous adapter à vivre avec cinq autres personnes dans une chambre et à apprendre à s’entraider.

L’internat est un aspect difficile de notre stage. Les journées sont longues et les nuits sont courtes. Un nouveau lit et des co-chambreurs qui ronflent nous rappellent à quel point le sommeil peut devenir une source importante de bonheur.

De retour dans nos chambres en fin de journée, dans l’espoir d’y relaxer, nous devons repasser nos chemises, cirer nos bottes et faire le ménage de notre chambre en pensant déjà au lendemain matin, où les fameux 45° ne cessent de nous hanter l’esprit! Cependant, c’est en développant un esprit de famille avec nos confrères et nos consœurs que nous avons été en mesure de surmonter les épreuves qui se sont présentées à nous! 

Essais, erreurs… le début de notre apprentissage

Pour certains, le retour sur les bancs d’école fut difficile. L’adaptation à notre nouveau mode de vie n'a rien aidé. Les longues journées de cours théoriques après de courtes nuits de sommeil n’étaient pas idéales. Disons que la machine à café a bien servi pour plusieurs.

Malgré tout, notre passion pour la police faisait que nous ne pouvions qu’apprécier ces moments. Les instructeurs tellement passionnés par leur travail nous rendaient la tâche plus facile. Les cours pratiques arrivèrent vite: interventions physiques, tir et conduite, nous nous sentions vraiment comme des vraies polices. Mais en même temps, nous nous lancions dans l’inconnu sans savoir si ce que nous faisions était exact, mais c’est le but de la formation, faire des erreurs.

À la quatrième semaine, la première sortie policière arriva. Prêt pas prêt, on y va. Pour plusieurs d’entre nous, cette sortie confirma notre place dans le monde de la police. Du Code de la sécurité routière, en passant par le Code criminel et en revenant au Code de procédures pénales, nous vivions une vraie journée de patrouilleur.

Nous avons passé par toutes sortes d’émotions, mais au final, cette journée fut marquante et nous sommes plus que prêts à continuer notre formation pour devenir policiers et policières.

Les erreurs commises durant cette première sortie ne pourront qu’être enrichissantes et nous servir pour le reste de notre formation. La nouveauté était au rendez-vous, mais l’adaptation est le mot par excellence à garder en tête. Comme tous nos instructeurs nous disent, il faut apprendre à marcher avec de courir.

C’est grâce à eux que pendant les cinq dernières semaines, nous avons été traités en vrais policiers. Nous avons la chance d’avoir des instructeurs incroyables et passionnés, qui nous aide à tous les jours à dépasser nos propres limites. Ils ne nous épargnent jamais, mais c’est cela qui nous aide à évoluer à pas de géants!

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