Bulletin de la 179e cohorte - Un dernier mot en tant que cohorte junior

En formation du 5 décembre 2016 au 31 mars 2017. Une collaboration de Vincent Bourdeau-Tétreault, Frédéric Gagnon, Jasmine Plourde, Charles Renaud, aspirants policiers de la 179e cohorte.

Dimanche 5 décembre 2017, un groupe d’étudiants franchissait les portes de l’École nationale de police du Québec afin d’y vivre la formation initiale en patrouille-gendarmerie. Dans le néant, ces derniers ont vécu une des soirées les plus intenses de leur vie. Venant des quatre coins de la province, ils ont été «brisés» par la cohorte senior. Code RIDER, drill militaire, inspection et intégration nous ont permis de devenir une grande famille, comptant désormais 70 aspirants policiers.

Éprouvant, jour et nuit
Pour la majorité du groupe, les premières nuits de sommeil furent très brèves. Le réveil à 6 h et nos «ronfleurs» n’aidant pas les choses, les cours théoriques des premières semaines permirent à plusieurs de découvrir le café. Par chance, le cours d’intervention physique, à raison de 3 heures par jour, nous fit bouger et, par conséquent, accumuler les ecchymoses.

Dans le même sens, le cirage des bottes, le repassage des chemises, le ménage de la chambrée et le fameux lit au 45° occupent désormais nos pensées.

La première semaine d’intégration à l’École nationale de police fut difficile et éprouvante psychologiquement. Par contre, nous sommes conscients que cet encadrement nous a permis d’acquérir des compétences clés dans le métier de patrouilleurs, notamment l’assiduité.

3 ans en 15 semaines
Dès la première journée, nous avons compris que le programme très chargé devait non seulement revenir sur les matières apprises au niveau collégial, mais en plus devait nous former à la conduite, au tir, aux notions tactiques, sans oublier l’expérimentation de l’aérosol capsique. Les journées sont longues mais plus qu’intéressante pour des jeunes qui se vouent au métier de policier. Nous avons donc appris à délaisser nos cellulaires et loisirs afin de nous concentrer entièrement à la formation. On réalise que la charge de travail est très lourde pour tout ce que l’on doit voir en 15 semaines, mais c’est un coup à donner et nous en sommes conscients.

Retour des fêtes, mais toujours en famille
Nous avons eu la chance de bénéficier d’une pause bien méritée lors du congé des fêtes. Elle a été reposante, mais tous avaient hâte de revenir pour cheminer jusqu’au 31 mars.

Évidemment, l’ambiance qui règne dans la 179e rappelle une grande famille toujours aussi unie puisqu’à l’ENPQ, l’entraide est primordiale. Nous complétons donc notre bloc junior avec les poches plus lourdes de savoir, de nouveaux amis et le désir de performer en tant que groupe.

C'est en tombant qu'on apprend
Plus que jamais, nous avons trébuché lors de nos interventions. La méthode d’apprentissage se veut très différente qu’au cégep. Ici, nous expérimentons avant même de voir la matière. Par contre, nos instructeurs s’assurent que nous nous relevions plus forts que jamais. C’est donc avec assurance que nous entamons le bloc médian.

Nous tenons également à remercier les aspirants de la 177e cohorte pour leur aide et conseils, en leur souhaitant d’intégrer les organisations policières le plus rapidement possible.

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